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mercredi, 26 octobre 2016

Les 10 habitudes qui rendent pauvre

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L’habitude est une seconde nature et vous ne pouvez pas vous retrouver avec une nature si vous ne vous êtes pas habitué à la développer. Ceci est vrai pour la pauvreté. La plupart des gens pensent qu’ils subissent leurs conditions financières alors qu’en réalité, ils les ont créées. Certains pensent même que c’est la faute d’une autre personne mais comme le dit Bill Gates : « Si vous êtes né pauvre, c’est la faute de vos parents. Mais si vous mourrez pauvres, c’est de votre faute parce que vous avez eu tout le temps pour travailler à devenir riche ». Si vous ne souhaitez pas finir pauvre, assurez-vous de vous défaire des habitudes suivantes qui constituent la recette parfaite pour ne jamais faire partie de la liste des millionnaires épanouis, paisibles et sereins.

 

1. L’habitude de subir sa vie au lieu de la prendre en charge

Comme vous les savez, la différence fondamentale entre les riches et les pauvres, c’est que les riches pensent qu’ils doivent créer leur vie et assument les responsabilités de leurs choix, s’ajustent rapidement et prennent les dispositions nécessaires pour améliorer leur sort. Les pauvres pensent et sont convaincus que quelqu’un d’autre est à la base de leurs problèmes et se plaignent à longueur de journée de ce qu’on leur aurait fait subir. La conséquence est qu’ils ne se lèvent jamais pour engager les actions personnelles qu’ils doivent engager. Et comme lorsqu’on ne fait rien, on n’a rien, ils finissent dans le besoin criard et deviennent pleurnichards.

2. L’habitude de préférer la consommation à la production

La préoccupation du pauvre est la suivante : Qu’est-ce que moi et mes enfants allons manger aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’on va porter dimanche pour l’Eglise ? Où vais je trouver l’argent pour le mouton de la Tabaski ? Il y a une promotion, je veux bien en profiter ? Il y a un nouveau modèle qui est sorti, tout le monde en raffolent au quartier, il me le faut moi aussi…Je ne suis pas inspiré pour travailler parce que j’ai faim.

La préoccupation du riche est tout autre : 1) Comment je multiplie mes investissements ? Quelle est la prochaine opportunité à saisir ? Dans quel investissement je dois mettre plus d’argent ? Qu’est-ce qui me rapportera plus ? On s’en fout de la faim ; si je ne travaille pas pour produire, je vais avoir d’avantage faim.

Les pauvres et les gens de classe moyenne (qui ne sont ni très pauvres ni suffisamment riches pour être épanouis), c’est qu’ils sont plus préoccupés par comment vivre au quotidien plutôt que comment améliorer leur vie et sortir de leurs conditions invivables. Chaque somme d’argent qui rentre dans leurs mains est dépensé systématiquement et préférentiellement mis de côté pour les besoins de subsistance. Les riches ferment les yeux sur leurs besoins de paraitre et leur faim et investissent leur argent dans la production de biens et services qu’ils vendent et finissent par gagner gros. N’oubliez pas que les riches épargnent et investissent et s’il reste ils consomment alors que les pauvres consomment et consomment et au cas où il en reste, ils épargnent ; et comme il n’en reste presque jamais, ils n’ont pas d’épargne ni d’investissement ; ils attendent le maigre salaire jusqu’à la retraite et à la retraite, ils attendent la maigre pension jusqu’à la mort.

3. L’habitude de vouloir gagner tout de suite

Si vous ne savez pas reporter le moment du gain, vous réduisez vos chances de gagner gros. Vous gagnerez juste ce qu’il faut pour suivre ou pour avoir l’impression de ne pas être pauvre. Le principe est simple : avec la semence, on peut semer et récolter gros quelques trois ou quatre mois plus tard. Mais celui qui est pressé de « bouffer », ne sait pas fructifier ses semences. Le secret N°1 de l’enrichissement, c’est la capacité à acheter et investir dans des actifs (qui rendent riche) et d’avoir la patience d’attendre pour qu’ils fructifient et murissent. Celui qui est pressé de consommer n’aura pas la patience d’attendre pour récolter gros. Le « cash and carry » est dangereux et rend pauvre. Si vous ne savez pas être patient pour entreprendre, travailler dur, attendre la maturité et récolter gros, vous augmentez vos chances de finir pauvre.

4. L’habitude de compter sur une autre personne pour subvenir à ses besoins

Il est impossible de chercher à se battre pour réaliser des miracles lorsqu’on compte sur une autre personne pour réaliser ses miracles à sa place. N’oubliez pas le bel adage : « Chacun s’assied et Dieu le pousse ». La plupart des gens qui ont bien la possibilité de devenir riches mais finissent pauvres, prennent une sorte de retraite anticipée et pensent que les parents proches ou lointains, les bailleurs de fond et les ONG devraient résoudre leurs problèmes pour eux. Mais comme ces derniers ne donnent en général que des miettes et des résidus, ils s’en contentent mais ne peuvent pas devenir riche avec. L’aumône peut vous permettre de survivre. Mais elle ne peut pas vous permettre de vous épanouir ni de devenir riche.

5. L’habitude de ne pas utiliser et fructifier ses talents

La règle est simple : certains attendent d’avoir plus pour se lancer et fructifier leurs talents. Là les meilleurs ont plus et vont plus loin en démarrant là où ils sont avec ce qu’ils ont. Il y a une sentence implacable que la plupart des pauvres ne comprennent pas qui les maintient dans la précarité : « A Celui qui a, on donnera, il sera dans l’abondance. A celui qui n’en as pas, on arrachera le peu qu’il a et on le remettra à celui qui en a déjà ». Le pauvre sera davantage pauvre s’il ne fait rien pour fructifier ses talents. La plupart des gens ne savent pas que la pauvreté est un péché et que le refus de fructifier les talents reçus est encore plus sévèrement punis et doublement : « Si vous n’utilisez pas un talent, vous le perdrez. Et si vous n’avez pas de talents, vous mourrez pauvre ». Exactement comme celui qui perd une langue qu’il a apprise lorsqu’il ne la pratique pas.

6. L’habitude de dormir plus de 6h par jour et paresser à longueur de journée.

La règle dit qu’il faut travailler 6 jours et se reposer 1 jour. Il n’y a aucun doute que certaines personnes confondent tout et dorment 6 jours et ne travaillent véritablement que 1 jour par semaine lorsqu’on fait bien le point. Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique dort presque tous les jours à 2h du matin et se réveille à 5h. Mais que font les gens qui se plaignent d’être pauvre ou de ne pas en avoir assez ? Ils se reposent et dorment presque tout le temps lorsqu’ils ne boivent pas du thé et de l’alcool à longueur de journée, ou encore critiquent et médisent les gens qui se battent pour réussir à longueur de journée. Comme le dit si bien Jim Rohn, c’est stupide d’être pauvre et stupide. Celui qui est pauvre devrait faire gaffe. Il devrait travailler plus et veiller plus que ceux qui sont riches. Le grand paradoxe, c’est que ce sont ceux qui n’en ont pas qui ne travaillent pas suffisamment. Comment peuvent-ils en avoir plus et suffisamment ?

7. L’habitude de fuir la difficulté et de ne pas prendre des risques

Vous avez certainement rencontré des gens qui disent « qu’ils préfèrent le diable qu’ils connaissent au saint qu’ils ne connaissent pas ». Lorsque vous craignez ainsi la nouveauté, vous refoulez également les opportunités. Il y a un minimum de courage pour aller vers l’idée et le difficile qu’il faut pour réaliser les exploits qui permettront de devenir riche. Comme le dit Robert Kiyozaki. « Dans un monde en pleine fluctuation, les seuls qui courent un risque, ce sont ceux qui ne prennent aucun risque ». Le richissime entrepreneur Aliko Dangote dit que la vie est ennuyeuse lorsque vous ne savez pas rêver grand et accepter les défis et les difficultés, « si vous pensez petit, vous allez finir petits ». Les opportunités se cachent derrière les difficultés et chaque difficulté que vous rencontrez est un test d’admission à une prospérité meilleure. Si vous la fuyez, vous fuyez par la même occasion votre prospérité.

8. L’habitude d’envier les riches au lieu de les copier

Qui s’assemblent se ressemblent. Sans aucun doute. Le défi avec les gens qui ont une mentalité de pauvre, c’est qu’ils voient les riches comme leurs problèmes au lieu de les voir comme leurs références. Ils voient le riche comme l’ennemi à abattre au lieu de le voir comme la prochaine personne à qui ils vont vendre ou tout au moins qu’ils vont copier. Pour devenir riche, il faut être proche des riches et être à l’aise aux côtés des riches et commencer progressivement à les copier. Le contraire vous garantit le maintien dans le paupérisme accentué.

9. L’habitude de préférer la sécurité de l’emploi à l’audace d’entreprendre

La vie est une aventure audacieuse ou rien du tout. Si vous n’osez pas assez, vous avez raté votre naissance parce que votre mère a osé grand en vous enfantant. La douleur de l’enfance est une leçon pour tous ceux qui naissent mais quel dommage lorsqu’aujourd’hui des gens ne veulent pas enfanter juste parce qu’ils veulent éviter cette douleur ! Il n’y a que l’audace d’entreprendre qui ait permis à une personne qui préfère la sécurité d’un emploi d’avoir un emploi. Si un entrepreneur n’avait pas renoncé à sa sécurité financière, il n’aurait pas créé une entreprise pour l’employeur. La mauvaise nouvelle, c’est que celui qui ne veut pas risquer gros, ne peut pas gagner gros. Lorsque vous préférez l’emploi, vous avez toujours la part maigre et les entrepreneurs et investisseurs se taillent la part du lion. Il n’y a sans doute pas meilleure explication à la situation précaire de ceux qui préfèrent la sécurité financière. Ils n’en auront jamais suffisamment parce que la plus grosse part reviendra toujours à l’entrepreneur, l’homme ou la femme qui a eu le courage d’entreprendre.

10. L’habitude de rendre un service médiocre

Pour avoir l’argent des VIP (Personnes Très Importantes et riches), il faut offrir des services VIP et impeccables. Le défi, c’est que la plupart des gens veulent offrir de service médiocre en contrepartie de montant onéreux. Ils font juste de quoi ne pas mourir et espèrent avoir plus que de quoi ne pas mourir. Ce qui est dichotomique. Le secret de la richesse est dans l’offre de service de qualité supérieure à des gens abondamment riches qui seront heureux de partager une partie de leur richesse avec vous en contrepartie. Et c’est ainsi que vous devenez riche. Pour devenir riche, il faut rendre des services de qualité supérieure à des millionnaires qui vous paient en millions et c’est ainsi que vous devenez millionnaire. Les gens qui ne veulent faire que juste ce qu’il faut et ne visent pas l’excellence en tout, n’auront que juste ce qu’il faut et c’est ce qui explique tout simplement leur précarité.

 

Par Hermann H. CAKPO

 

Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 25 livres.

 

Source: H&C Magazines

25 signes qui montrent que vous allez devenir riche et millionnaire

 

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La nouvelle est certainement bonne et anecdotique par la même occasion. Il y a des gens qui n’ont plus aucune idée de comment ils vont faire pour devenir millionnaires. La nouvelle importante, c’est ce qu’ils ne cherchent pas à connaître les signes qui devraient montrer s’ils peuvent devenir millionnaires et s’empresser de les développer. Sans vouloir vous exclure de la classe de ceux qui peuvent devenir millionnaires, nous vous conseillons de rechercher plusieurs des indicateurs suivants. La bonne nouvelle, c’est que si vous n’avez pas la plupart d’entre eux, il y en a qui sont sûrement dans vos habitudes.

 

1. Un millionnaire vous a toujours inspiré et vous a communiqué votre rêve de devenir millionnaire

Peu de choses peuvent éteindre le rêve d’enfance de devenir millionnaire surtout s’il  a une personne qui est entrée dans votre vie d’une manière ou d’une autre et qui vous a toujours inspiré à devenir riche.

2. Vous avez su transformer une frustration en motivation pour devenir riche

Les gens qui ont été frustrés par le fait d’être pauvre et qui pour ce fait ont décidé de tout faire pour devenir millionnaire ont plus de chances que ceux qui en deviennent amers et se laissent ronger toute leur vie.

3. Vous avez commencé à vendre à bas âge

La plupart des millionnaires ont commencé à vendre très tôt, soit aux côtés de leurs parents ou tuteurs qui leur ont donné à bas âge l’opportunité d’apprendre à vendre et à se battre pour devenir riche. Cela ne veut pas dire que vous allez forcément être riche parce que votre père est commerçant. Il n’y a rien d’aussi peu héréditaire que le fait de devenir millionnaire.

4. Vous produisez plus que ce qui est demandé

Vous savez que vous allez devenir millionnaire lorsque vous visez toujours plus haut que le commun des mortels et vous vous permettez de rêver de gagner 10 millions là où les autres visent 1 million.

5. Vous êtes beau et attractif

Les personnes belles et attractives gagnent 3 à 4% plus que ceux qui sont moins attirants selon une étude de Daniel Hamermesh de l’Université de Texas à Austin.

6. Vous vous demandez comment on peut gagner gros en le faisant

Les millionnaires ont plus tendance à chercher et évaluer la quantité d’argent derrière les opportunités. Cela ne veut pas dire qu’ils sont forcément « cupides ».

7. Vous êtes orienté résultat

Vous ne perdez pas du temps lorsque vous savez la bonne chose à faire. Vous désirez tellement voir le résultat se concrétiser que vous passez rapidement à l’action.

8. Vous avez l’information ou savez chercher l’information pour bien décider

Vous êtes au courant des informations qui vont être déterminantes dans l’orientation de vos affaires, plus précisément ce qui se passe dans votre secteur d’activité, dans l’économie en général et sur votre marché.

9. Vous êtes plus concentré à gagner qu’à épargner

Sans doute qu’épargner permet de rester riche et les millionnaires épargnent. Mais ce qu’ils font le plus et passent leur temps à faire, c’est multiplier les occasions de gagner plus d’argent.

10. Vous étiez très apprécié et populaire à l’école

Les gens populaires et très célèbres au collègue gagnent 10% plus 40 ans plus tard que les autres. Ceci a un lien avec les nombreux amis que vous avez dont certains peuvent vous apporter et suggérer des idées.

11. Vous êtes capable de vivre en dessous de vos moyens

Lorsque c’est le prix à payer pour épargner, investir, s’autofinancer et attendre pour se faire payer, vous êtes prêt à vivre avec le peu que vous avez le temps d’en avoir mieux.

12. Vous voyagez léger

Vous ne laissez pas les défis et frustrations passées vous poursuivre au point de vous rendre aveugle devant les opportunités…Surtout, vous n’êtes pas le nostalgique qui voudrait restaurer la gloire d’antan.

13. Vous n’avez pas peur du « qu’en dira-t-on »

Il faut être un peu têtu pour résister aux critiques et aux humiliations et poursuivre ses rêves de millionnaire. Si vous faites trop attention à ce que les autres pourraient penser de vous, vous réduisez vos chances de poursuivre votre légende  personnelle de millionnaire en dollars.

14. Vous vous fixez des objectifs

Vous savez vous fixer des objectifs et vous mettre au travail pour les atteindre avec l’excitation de devenir immensément riche en le faisant bien et en faisant du bien.

15. Vous n’êtes pas divorcé

Le divorce réduit la richesse moyenne d’une personne de 77% alors que le mariage peut le doubler de près de 93%. Se marier et rester marié augmente les chances d’être riche. Et cela n’a rien à avoir avec le régime de communauté des biens.

16. Vous ne jouez pas aux riches trop tôt

Beaucoup avaient bien la possibilité de poursuivre leur parcours pour devenir des multimillionnaires en dollars. Mais après les premiers gains, ils se sont mis à jouer « au riche du coin ».

17. Vous êtes ouvert aux propositions, opportunités et suggestions

La richesse est parfois au détour d’une idée, d’une suggestion ou d’une opportunité que les autres vous suggèrent. Ceux qui loupent des fortunes sont en général fermés à ce que l’inconnu et les autres peuvent leur apporter.

18. Vous savez différer vos gains

Ceux qui sont payés à la semaine ont moins de chance de devenir millionnaire que ceux qui bâtissent une machine financière qu’ils huilent longtemps pour gagner ensuite des millions.

19. Vous renforcez constamment votre capacité de production

Vous savez vous doter d’outils, d’informations, de stratégies, de technologies qui vont vous permettre de gagner davantage.

20. Vous êtes pratiquement le seul à y croire jusqu’au bout

Vous êtes le seul à y croire, le seul à y travailler et le seul à vous battre jusqu’au bout. La bonne nouvelle étant que vous êtes le seul à en tirer le profit maximum. C’est ce qui arrive aux millionnaires en dollars.

21. Il vous arrive de boire mais vous ne fumez pas

Si vous buvez de temps en temps, certainement que vous le faites avec d’autres personnes qui sont dans votre réseau de relations et qui peuvent vous apporter des opportunités. Ceux qui ne boivent pas (rien de mauvais) peuvent être très conservateurs et donc socialement réservés…, ce qui limite leurs chances d’être au courant des opportunités et de les saisir. Par contre les fumeurs rongent leur santé et hypothèquent leur fortune.

22. Vous faites croitre votre richesse chaque jour

Vous avez mis en place un système qui fait que chaque jour vous produisez un résultat significatif qui augmente votre richesse nette actuelle et future d’un certain pourcentage.

23. Vous courrez trop vite pour vos poursuivants

Votre rêve est ce qui vous donne de l’impulsion et vous propulse vers l’avant au point où vous ne demandez pas à savoir qui vous dépassez en richesses mais vous restez suffisamment orienté vers vos propres résultats extraordinaires.

24. Vous emblavez constamment pour le futur

Vous ne faites pas que récolter et protéger ce que vous avez gagné mais vous savez créer de nouveaux chantiers dont la maturation et la récolte vous permettront d’engranger de nouveaux millions.

25. Votre apparence dit peu de choses sur votre fortune

Vous parlez très peu de vos millions. Mieux, rien dans ce que vous portez et faites ne laisse penser un seul instant que vous êtes si immensément  riche. Votre accumulation de richesses est plus « Fast » que vous ne cherchez à mener une vie sulfureuse. Vous êtes vraiment discret quand il s’agit de se vanter sur le niveau de richesse.

 

Par Hermann H. CAKPO

 

Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 25 livres.

 

Source: H&C Magazines

lundi, 03 octobre 2016

8 attitudes qui nous empêchent de nous discipliner

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Nous sommes un samedi 15 juin 2012. Je viens de rentrer du club de tennis. Ne me demandez pas si je suis fatigué. J’ai plutôt envie de m’allonger sur le tapis et m’endormir paresseusement. Pendant ce temps, j’ai vraiment faim, vidé que je suis de ma petite réserve de calorie et puis j’ai le livre « Your road map for success » de John C. Maxwell à terminer pour être sûr d’enclencher avec mon livre suivant au programme. C’est bon, je réussis à dépasser ma fatigue et me suis mis à lire mais je suis rapidement rattrapé par cette faim au bord du vertige. Quoi? Je ne vais quand même pas aller manger sans me laver? Lourde corvée ! « Je le ferai une fois que j’aurais repris mes forces », me suis-je dit.  Subitement, je compris que j’étais en train de vouloir jouir avant de payer alors j’ai décidé de payer le prix de me laver avant d’aller manger. Pendant que j’étais sous la douche, je pensais à toutes les raisons qui nous empêchent de nous discipliner. Je les partage avec vous ici. On ne sait jamais !

 

Cause d’indiscipline 1 : Nous voulons faire ce qui est facile avant de faire ce qui est difficile.

Conséquence : L’habitude de la facilité nous empêche de dompter la difficulté. Nous reculons et abandonnons à chaque fois.

J’ai fait l’école publique au cours primaire et tout le premier cycle du secondaire. Lorsque nous étions au primaire, notre école bénéficiait d’un appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM) grâce auquel nous avions droit à un déjeuner presque gratuit tous les midis. Le problème, c’est qu’il y a toujours plus de riz ou de pâte (de mais) que de sauce. On vous sert une montagne de riz avec vraiment très de sauce. Comme à la maison, j’avais l’habitude de mélanger les deux et ce n’était pas du tout succulent jusqu’au jour où je surpris un camarade avec un bon fond de riz bien huilé. Je voulais crier à l’injustice (en tant qu’enfant d’un instituteur travaillant lui-aussi dans l’école personne ne m’aurait cru). Je lui posai plutôt la question : « Comment tu fais toi pour avoir autant de sauce mélangée à ton riz ?». Il accepta me filer le secret. Il commence par le plus difficile. Il mangeait pendant un bon bout de temps une bonne partie du riz sans sauce (désagréable et difficile) et arrivé à un certain niveau, il mélange tout le riz restant avec toute la sauce et passe au régal (un vrai régal). J’aurai tiré de cette expérience, une leçon d’autodiscipline pour la vie : Commencez par le frugal ensuite passer au régal, se priver et ensuite « s’enjailler », payer et ensuite s’égayer.

Action disciplinaire : La prochaine fois où vous serez tenté par ou attendrez la facilité, arrêtez-vous et dîtes : « Cette opportunité doit avoir deux parties : une partie difficile (l’investissement) et une partie facile (la gratuité bénéficiaire) ! Je commence par la partie difficile » et comme on dit en Côte d’Ivoire, insistez : « En même temps est mieux ». Divorcez d’avec la stratégie du sauver-les-meubles qui voudrait qu’on démarre une épreuve d’examen par l’exercice le plus facile afin de se garantir la moyenne. La vie n’est pas du sauver-les-meubles. Tout ce dont vous ne vous serez pas occupé et donné attendra pour voir son prix payé…Et toujours. Pas presque toujours. Toujours.

 

Cause d’indiscipline 2 : Nous sommes fiers de faire ce que nous voulons.

Conséquence : Nous ne faisons pas les choses que nous devons faire tout simplement parce que nous ne voulons pas – et ce même lorsque c’est très important.

Effectivement, il y en a qui sont vraiment fiers lorsqu’ils disent : « Laisse-moi tranquille. Je fais ce que j’ai envie de faire. C’est de moi qu’il s’agit, pas de toi ». J’y crois. Je crois au droit de se gouverner soi-même. Mais je peux vous dire que la déclaration universelle des droits de l’homme et la liberté de faire ce qu’on a envie de faire pourvu que cela n’enfreigne aux droits des autres ne s’appliquent qu’à la vie en société (relation sociale avec les autres). Quand il s’agit de faire ce que l’on doit faire pour obtenir les résultats qu’on tient à obtenir, on n’est pas toujours libre de faire ce qu’on a envie de faire. Il y a des choses précises à faire pour obtenir certains résultats précis. L’envie de le faire n’est pas le problème, elle ne compte même. C’est la détermination à obtenir le résultat qui vous force et ceux qui obtiennent des résultats extraordinaires savent qu’il n’y a que cette dernière qui compte. Pour le reste, ils souffrent à faire ce que les autres ne veulent pas faire et qui fait qu’ils n’ont jamais des résultats extraordinaires.

Si vous pensez que les prostituées ont à chaque fois une partie de plaisir, c’est vous tromper. Suivant une étude d’un Institut Américain de Psychiatrie, 87% pensent qu’elles ne veulent pas et ne sont pas des acros du sexe (mais l’argent) et ne jouissent jamais pendant l’acte. Sur les 13% autres, seul 4% jouissent 1/25, les 9 autres souffriraient de masochisme.

Action disciplinaire : Méditez sur la phrase suivante de Viktor Frankl : « La liberté n’est qu’une partie de l’histoire. La moitié de la vérité. C’est pour cela que je demanderai que la Statue de la Liberté sur la côte Est soit supplantée par une Statue de la Responsabilité sur la Côte Ouest ».

 

Cause d’indiscipline 3 : Nous voulons être motivés avant d’agir.

Conséquence : Lorsqu’il n’y a pas de motivation externe (menace claire), nous ne bougeons pas.

Si vous pensez que vous pouvez être motivé pour vous réveiller tôt le matin, vous resterez collé à votre drap les jours où tout va mal et où vous ne savez plus où vous en êtes. Vous n’aurez jamais cette chance-là. Dans la vie, il arrive plus souvent d’être contraint que d’être motivé. Il y a un mécanisme par lequel la vie reporte à plus tard les récompenses et les gratifications si bien que seuls ceux qui peuvent agir immédiatement de façon désintéressée et continuer d’agir ainsi pendant longtemps qui finissent par jouir desdites récompenses. Si vous pensez que vous allez être motivé pour faire du sport, vous vous trompez. Vous avez à vous  lancer et vous verrez peut-être les premiers bienfaits qui vous motiveront ensuite. Et tenez-vous bien, le premier bienfait lorsqu’on se met ou se remet à faire le sport, ce sont les douleurs musculaires inédites. La plupart des gens ne dépassent jamais ce cap… parce que justement ils veulent la gratification immédiate…Elle n’existe pas. On s’auto-motive à plusieurs reprises et ensuite les résultats (bienfaits) prennent le relais.

Action disciplinaire : Listez toutes les activités ou disciplines bienfaisantes à moyen et long terme que vous avez abandonnées parce qu’il n’y avait pas de motivation immédiate. Observez les résultats à long terme des gens qui ont réussi à s’appliquer. Qu’est-ce que cela vous inspire-t-il? Sachant ce que vous savez, qu’allez-vous faire?

 

Cause d’indiscipline 4 : Nous voulons aller bien dans notre peau avant d’agir.

Conséquence : Nous ne goûtons pas au résultat qui permet d’aller bien et nous allons de mal en pire.

La cure de cette attitude est me semble-t-il la plus facile. On va aller droit au but…Vous n’irez pas mieux si vous n’agissez pas en conséquence maintenant. Alors agissez en conséquence. Je ne me rappelle pas la dernière fois où j’ai pris un comprimé de médicament mais au moment où j’en prenais, j’étais toujours le premier à l’avaler non pas parce que je croyais en l’effet mais croquer et avaler un médicament surtout amer était tellement si désagréable que je me disais qu’il fallait en finir avec le plus tôt possible pour retrouver un état plus agréable. Si vous voulez le confort, subissez l’inconfort en l’affrontant le plus tôt possible. Plus vous mettrez du temps à éviter l’inconfort, plus loin s’éloignera le vrai confort.

Action disciplinaire : Apprenez à fermer les yeux pour exécuter les actions désagréables qui vous apporteront le soulagement derrière. Vous n’aurez pas besoin d’aller bien, fermez les yeux tout simplement et concentrez-vous sur le soulagement d’après. Lancez-vous, la douleur passera très vite.

 

Cause d’indiscipline 5 : Nous avons fait de la difficulté notre indicateur d’abandon.

Conséquence : Nous ne jouissons jamais des résultats qu’on obtient en affrontant la difficulté.

 « Tout ça est trop compliqué pour moi. Privez-moi des détails techniques en allant à l’essentiel » disent souvent ces hommes et ces femmes qui veulent faire croire à tout le monde qu’ils sont pragmatiques. Moi aussi j’ai dit cela à mon comptable lorsqu’il est venu me parler du charabia sur la réglementation fiscale. Si je l’avais écouté, j’aurais posé des questions pour comprendre et être averti pour ne pas commettre des erreurs qui m’auront coûté très chères. Lorsqu’on ne sait pas se discipliner pour réfléchir et comprendre une fois pour toutes les situations complexes, on les banalise et espère les dompter en y appliquant des solutions banales… Et lorsqu’on ça ne marche pas, on abandonne vite.  Sachant que les choses faciles à faire sont légion. Rien d’extraordinaire que de réussir à les faire. Et rien d’extraordinaire, lorsque vous abandonnez face à la difficulté, des milliards d’êtres humains vous auront précédé et vous succèderont dans cette optique.

Action disciplinaire. Reconsidérez toutes les situations que vous avez fuies parce qu’elles étaient complexes et difficiles à aborder. Demandez-vous: « Qu’ai-je fait d’extraordinaire en fuyant devant la complexité? » et ensuite : « En quoi aurait consisté l’extraordinaire? ». Une fois que vous aurez su ce en quoi aurait consisté l’extraordinaire, appliquez-vous à le faire, vous n’aurez pas besoin d’être motivé pour ça.

 

Cause d’indiscipline 6 : Nous espérons pouvoir nous efforcer et payer plus tard.

Conséquence : Nous payons effectivement plus tard mais du prix le plus fort.

Ne surestimez pas ce que vous pourriez être capable de faire demain que vous ne pouvez vous discipliner à faire aujourd’hui. Faites violence sur vous-même. Il va y avoir un peu douleur mais la douleur vous attendra toujours à quelque coin de la vie. Jim Rohn nous rappelle que nous ne pouvons pas échapper à la douleur que nous finissions par réussir ou échouer. Il faut en effet savoir choisir entre la douleur de la discipline et la douleur du regret. Dans le cas de la douleur de la discipline, on peut encore faire quelque chose. Mais lorsqu’on est en plein dans le regret, on peut plus rien corriger, on s’exclame tout simple : « Si je savais…! » ou « Et pourtant on m’avait dit ». Sachez qu’il n’y a jamais d’urgence, il n’y a que les choses qui n’ont pas été faites quand elles devraient faites qui deviennent urgentes.

Action disciplinaire : Listez vos refus de dépassement et de violence actuels qui vont vous faire prendre des engagements ou reporter des actions qui pourraient vous coûter plus cher après. Comparez  par actualisation le prix à payer plus tard ou le long du chemin au prix actuel. Voyez si c’est plus élevé et surtout si la douleur de maintenant ne serait pas moindre.. Agissez en conséquence ensuite.

 

Cause d’indiscipline 7 : Nous pensons que ce n’est pas grave.

Conséquence : Nous laissons la situation s’aggraver, devenons très motivé quand  ça devient très grave et crions : « Je suis foutu » lorsque le pire montre son vrai visage.

Dans un post précédent, je vous parlais de ce slogan des jeunes sénégalais pour exorciser le « Ce n’est pas grave » : « C’est ce n’est pas grave qui a tué ma grand-mère ». Vous savez maintenant que c’est toujours grave de ne pas agir tout de suite parce que s’il faut attendre que cela s’aggrave avant de s’appliquer et de se discipliner pour réagir et agir en conséquence, ça peut être trop tard. Pourquoi attendre de ne plus avoir le choix avant de sortir les gros moyens qui en ce moment-là peuvent rapidement devenir impuissants et inefficaces?

Action disciplinaire : Listez toutes les situations de votre vie qui continuent de s’aggraver et pendant ce temps, vous vous dites que ce n’est pas encore grave. Demandez-vous ce que vous feriez si la situation devenait très grave et ensuite faites-le maintenant et immédiatement.

 

Cause d’indiscipline 8 : Nous refusons tout ce qui est nouveau et nécessite de nouveaux efforts et un nouvel apprentissage.

Conséquence : C’est la routine. Nous n’obtenons pas de nouveaux résultats. Nous stagnons.

Cette attitude est le propre des gens qui s’opposent farouchement à toute proposition de changement. Pour dire la vérité, la plupart d’entre eux sont des gens très disciplinés. Ce sont de très grands traditionnalistes et nostalgiques, défenseurs des valeurs du passé. Ils ont travaillé à se discipliner « dans leur capacité à prendre à chaque fois la même chose et la faire sans se poser de question sur l’adéquation et les opportunités d’amélioration et d’excellence ratées. ».Mais ce n’est pas cela la discipline. Dans ce cas d’espèce, la discipline aurait consisté à dépasser son attachement aux valeurs et façons de faire devenues infructueuses pour s’atteler à apprendre et à faire les nouvelles choses à faire pour améliorer ses résultats et ainsi continuer de croitre vers la réalisation de son potentiel.

Action disciplinaire : Listez toutes les méthodes et façons de faire auxquelles vous vous accrocher parce que vous ne voulez pas vous faire la violence nécessaire de vous mettre à l’écoles de nouvelles méthodes et conditions plus efficaces et retourner en apprentissage. Une fois que vous aurez appris et assimilé, ce sera plus facile.

 

Par Hermann H. CAKPO

Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 25 livres.

 

Source: H&C Magazines